Bizarre…
12 juin 2008
J’ai eu un drôle de sentiment, ce matin, en voyant cette autiste rire aux éclats dans le RER en se balançant au rythme des mouvements de la rame.
Comme une espèce de joie et de soulagement, et d’espoir aussi.
Bien sûr les gens la regardaient bizarrement,
bien sûr personne n’avait l’air de comprendre,
mais elle avait l’air heureuse.
Et je ne sais pas pourquoi, mais cela me rassure.
Yogi du vendredi
6 juin 2008
J’ai retiré mes chaussures.
Lotus sur mon fauteuil de bureau,
ne pas se classer parmi les perches a parfois aussi son avantage.
Et dans cette position tout semble soudain plus facile.
Le ciel est gris et la vie est sombre, mais il y a de légèreté dans l’air.
Enfin.
Anyway the wind blows…
4 juin 2008
Je repense à cette contrebassiste de l’OPS, il y a quoi… dix ans ? qui s’était amusée à jazzer toute la partition de cette terrible symphonie en T. de Messiaen (j’ai la flemme de chercher l’orthographe exacte).
Je repense à Nina, l’espagnole, qui m’expliquait il y a quoi… un mois ? sa théorie du “Anyway” entre deux attaques en règle de la bouteille de whisky.
Et je me dis qu’il est temps que je refasse mes valises. Courage, fuyons.
[...]
2 juin 2008
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville (tsoin tsoin).
C’est bête à écrire mais je crois que je n’ai plus rien à dire. Ou l’inverse.
Tout me semble désormais bien vain.
Bilan
25 mai 2008
“Aujourd’hui j’ai vu des gens de ma famille que j’aime, trouvé et caressé des chatons tout mignons, et mangé des cerises. C’était donc une bonne journée.”
Ma cousine a bien raison.
Asexué(e)
24 mai 2008
Depuis que j’ai ouvert ce blog, mes notes sont asexuées. Je ne sais pas si c’est conscient ou inconscient, mais toujours je cherche à éviter de me donner un sexe. Tourner les phrases de façon à ne pas avoir à faire l’accord qui révèlerait la supercherie. Ou pas.
L’anglais serait bien plus pratique, mais je préfère ma langue maternelle, allez savoir pourquoi.
Ne pas dire, ne pas écrire. Aimer l’hermaphrodite, en somme.
Pour combien de temps encore aurai-je envie de jouer à ce petit jeu ? I wonder…
Futinutilités
21 mai 2008
Tout passe, tout lasse… (tout casse ?)
Les premières fois ont une saveur perdue à jamais.
Les rencontres se multiplient, et au fur et à mesure qu’on voit le même scénario se dérouler sous ses yeux, que l’on retombe ou non dans ses vieux travers, que l’on répète ou non les erreurs précédemment commises, que la personne en face soit intéressante ou non… le constat reste le même.
Il y a comme une fadeur, une vanité (dans le sens de “vain”)…
On sait exactement comment se passeront les choses, ce qui précédera la véritable rencontre (physique) et ce qui peut la suivre. On se rend même compte que ce qui faisait battre le coeur les premières fois n’éveille à présent que quelques maigres frissons.
Déception ?
Et le goût du jeu a beau être fort, il y a quand même un moment où il faut se poser la question fatidique.
A quoi bon ?
Cette question-là, n’a, pour l’instant chez moi, pas de réponse.
Viernes al sol
16 mai 2008
Tout paraît plus facile, quand il fait beau.
Un réveil en fanfare ce matin : se lever, appuyer sur le bouton magique qui fera chanter la cafetière d’ici quelques minutes, puis retourner voler quelques secondes à Morphée, histoire de. Entendre les oiseaux chanter, à Paris…
Tout est dans la beauté du geste.
Un peu plus d’espagnol dans mes oreilles, au bureau.
Une salade au parc ce midi.
Et ce soir le week-end, enfin.
Le bonheur parfois ça tient à peu de choses.
If only…
La pie fait des siennes dans le jardin, entre la gamelle du chat et ce que lui offre la nature, la carte est plus que large. Autant en profiter.
J’en suis une autre, de pie, moi. En relisant mes dernières notes, je me rends compte qu’il y a des tournures, des expressions, que j’ai piquées dans les nombreux blogs qui peuplent mon agrégateur RSS.
Je doute que leurs auteurs arrivent un jour sur ces pages, mais si tel est le cas, j’espère qu’ils considéreront l’emprunt comme une marque d’admiration, un hommage, disons… et non comme un vulgaire plagiat !
Sous influence
9 mai 2008
Le kir à l’apéro,
le vin blanc, ensuite,
les spiritueux délictueux pour finir…
et mon estomac vide, qui tourne, qui tourne…
Bizarrement la vie ne me paraît jamais aussi belle que lorsque mon sang est alcoolisé.
Ne nous plaignons pas, ceci est une bonne journée.