The end?
20 juillet 2008
La vie n’a de sens que si elle est vécue.
Moi, je lis beaucoup et je vis peu.
Il faudrait penser à faire une contropèterie de cette phrase, à l’occasion.
Histoire de voir.
Cocteau
27 juin 2008
“Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour”.
A méditer…
Plus plus
20 juin 2008
Je réfléchis beaucoup au sens de ma vie, aux dernières années et à celles qui arrivent, en ce moment.
J’ai mes raisons.
Il y a des choses qui me tombent dessus alors que je ne les attendais pas, ou du moins pas comme cela. D’autres que j’espère et qui, of course, ne se présentent pas.
J’en arrive à la conclusion suivante, l’esquisse de conclusion suivante, du moins.
Il faudrait prendre la vie comme une espèce de “pack”, un forfait plus ou moins généreux et considérer toutes les jolies choses qui se présentent sans qu’on ne les ait demandées comme un “bonus”. Une jolie surprise, un beau moment, une chouette histoire. Mais rien de plus. Ne rien en espérer, ne rien en attendre, les laisser vivre à leur rythme sans forcer le pas, et voir.
Et au bout d’un certain temps, éventuellement, tenter de voir si on a le droit d’en attendre/demander quelque chose.
Être patience, en somme. Ou essayer.
Again
18 juin 2008
Je l’ai revue, hier, ma petite autiste. Habillée de turquoise, les yeux fardés de la même couleur. Elle souriait toute seule, encore, et ses balancements un peu violents ont fait sursauter sa voisine, qui l’a tancée d’un oeil sévère.
Les gens pensent que la folie se trouvent dans l’anormalité, la marginalité et la différence. Ils se trompent.
Je l’envie, moi. Son air insouciant, sa gaieté, son sourire. Elle a l’air heureuse, malgré tout cela. Peut-être parce qu’elle ne sait pas, parce qu’elle ne se rend pas compte, mais même de cela on ne peut être sûr.
Je pense qu’elle sait, et peut-être même qu’elle l’a choisi. Sa différence est la meilleure arme contre les mesquineries de ce bas-monde. L’autisme est peut-être, après tout, le summum de l’égoïsme. Allez savoir.
Bizarre…
12 juin 2008
J’ai eu un drôle de sentiment, ce matin, en voyant cette autiste rire aux éclats dans le RER en se balançant au rythme des mouvements de la rame.
Comme une espèce de joie et de soulagement, et d’espoir aussi.
Bien sûr les gens la regardaient bizarrement,
bien sûr personne n’avait l’air de comprendre,
mais elle avait l’air heureuse.
Et je ne sais pas pourquoi, mais cela me rassure.
[...]
2 juin 2008
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville (tsoin tsoin).
C’est bête à écrire mais je crois que je n’ai plus rien à dire. Ou l’inverse.
Tout me semble désormais bien vain.
Futinutilités
21 mai 2008
Tout passe, tout lasse… (tout casse ?)
Les premières fois ont une saveur perdue à jamais.
Les rencontres se multiplient, et au fur et à mesure qu’on voit le même scénario se dérouler sous ses yeux, que l’on retombe ou non dans ses vieux travers, que l’on répète ou non les erreurs précédemment commises, que la personne en face soit intéressante ou non… le constat reste le même.
Il y a comme une fadeur, une vanité (dans le sens de “vain”)…
On sait exactement comment se passeront les choses, ce qui précédera la véritable rencontre (physique) et ce qui peut la suivre. On se rend même compte que ce qui faisait battre le coeur les premières fois n’éveille à présent que quelques maigres frissons.
Déception ?
Et le goût du jeu a beau être fort, il y a quand même un moment où il faut se poser la question fatidique.
A quoi bon ?
Cette question-là, n’a, pour l’instant chez moi, pas de réponse.
La pie fait des siennes dans le jardin, entre la gamelle du chat et ce que lui offre la nature, la carte est plus que large. Autant en profiter.
J’en suis une autre, de pie, moi. En relisant mes dernières notes, je me rends compte qu’il y a des tournures, des expressions, que j’ai piquées dans les nombreux blogs qui peuplent mon agrégateur RSS.
Je doute que leurs auteurs arrivent un jour sur ces pages, mais si tel est le cas, j’espère qu’ils considéreront l’emprunt comme une marque d’admiration, un hommage, disons… et non comme un vulgaire plagiat !
Patrie, terre étrangère
5 mai 2008
Plus le temps passe, plus je me promène dans ce vaste monde qui est le nôtre, plus je me dis que j’aurais dû naître ailleurs.
La France ne me va pas/plus, en admettant qu’elle ait pu me correspondre un jour.
Je finis toujours par me sentir mieux à l’étranger qu’en mon propre pays, et les retours se font de plus en plus difficiles.
Cosmopolite à l’extrême, je suis.
La prochaine fois, peut-être que je ne reviendrai pas.
Machistador
23 avril 2008
Souvent ce sont les mots des autres qui me font avancer, plus que les miens.
C’est dur et ça fait mal, mais qu’est-ce que c’est bon.
Entrer en blogosphère,
se mettre à nu sur quelques lignes de mots noirs se découpant sur fond blanc,
est parfois une forme ultime de masochisme.
Ou de narcissisme.
Question de point de vue, as usual.