Phénix

17 juillet 2008

Je les ai délaissées ces pages.

La faute au nouveau carnet ou au temps qui passe ?

La faute à la vie, aussi.

Mais je suis là. Bien vivante.

Déception

1 juillet 2008

Je l’ai regardé s’enferrer lentement mais sûrement.

Mot après mot, il dégringolait un peu plus bas, sans s’en rendre compte. Forcément, il n’en avait aucun moyen dans ce ping-pong électronique.

Il n’a pas vu mon coeur se briser en deux, pas plus qu’il n’a vu les larmes couler sur mes joues.

Ce qui fait le plus mal, au final, c’est de constater qu’une personne qu’on chérit comme exceptionnelle est très normale. Banale, même. Déceptionnament banale.

Comme les autres, comme tous les autres.

Et ça fait mal, très mal.

Cocteau

27 juin 2008

“Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour”.

A méditer…

Poème du lundi

23 juin 2008

Useless,

Hopeless,

In a mess.

Inutile, Desespéré(e), et un peu paumé(e)

L’humeur est des plus optimistes aujourd’hui, cela faisait longtemps, tiens.

Plus plus

20 juin 2008

Je réfléchis beaucoup au sens de ma vie, aux dernières années et à celles qui arrivent, en ce moment.

J’ai mes raisons.

Il y a des choses qui me tombent dessus alors que je ne les attendais pas, ou du moins pas comme cela. D’autres que j’espère et qui, of course, ne se présentent pas.

J’en arrive à la conclusion suivante, l’esquisse de conclusion suivante, du moins.

Il faudrait prendre la vie comme une espèce de “pack”, un forfait plus ou moins généreux et considérer toutes les jolies choses qui se présentent sans qu’on ne les ait demandées comme un “bonus”. Une jolie surprise, un beau moment, une chouette histoire. Mais rien de plus. Ne rien en espérer, ne rien en attendre, les laisser vivre à leur rythme sans forcer le pas, et voir.

Et au bout d’un certain temps, éventuellement, tenter de voir si on a le droit d’en attendre/demander quelque chose.

Être patience, en somme. Ou essayer.

Again

18 juin 2008

Je l’ai revue, hier, ma petite autiste. Habillée de turquoise, les yeux fardés de la même couleur. Elle souriait toute seule, encore, et ses balancements un peu violents ont fait sursauter sa voisine, qui l’a tancée d’un oeil sévère.

Les gens pensent que la folie se trouvent dans l’anormalité, la marginalité et la différence. Ils se trompent.

Je l’envie, moi. Son air insouciant, sa gaieté, son sourire. Elle a l’air heureuse, malgré tout cela. Peut-être parce qu’elle ne sait pas, parce qu’elle ne se rend pas compte, mais même de cela on ne peut être sûr.

Je pense qu’elle sait, et peut-être même qu’elle l’a choisi. Sa différence est la meilleure arme contre les mesquineries de ce bas-monde. L’autisme est peut-être, après tout, le summum de l’égoïsme. Allez savoir.

Bizarre…

12 juin 2008

J’ai eu un drôle de sentiment, ce matin, en voyant cette autiste rire aux éclats dans le RER en se balançant au rythme des mouvements de la rame.
Comme une espèce de joie et de soulagement, et d’espoir aussi.

Bien sûr les gens la regardaient bizarrement,

bien sûr personne n’avait l’air de comprendre,

mais elle avait l’air heureuse.

Et je ne sais pas pourquoi, mais cela me rassure.

Yogi du vendredi

6 juin 2008

J’ai retiré mes chaussures.

Lotus sur mon fauteuil de bureau,

ne pas se classer parmi les perches a parfois aussi son avantage.

Et dans cette position tout semble soudain plus facile.

Le ciel est gris et la vie est sombre, mais il y a de légèreté dans l’air.

Enfin.

Je repense à cette contrebassiste de l’OPS, il y a quoi… dix ans ? qui s’était amusée à jazzer toute la partition de cette terrible symphonie en T. de Messiaen (j’ai la flemme de chercher l’orthographe exacte).

Je repense à Nina, l’espagnole, qui m’expliquait il y a quoi… un mois ? sa théorie du “Anyway” entre deux attaques en règle de la bouteille de whisky.

Et je me dis qu’il est temps que je refasse mes valises. Courage, fuyons.

[...]

2 juin 2008

Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville (tsoin tsoin).

C’est bête à écrire mais je crois que je n’ai plus rien à dire. Ou l’inverse.

Tout me semble désormais bien vain.